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La dimension linguistique

La langue est une composante importante mais non déterminante d'une "civilisation".

Il s’agit du moyen d'expression d'une société et par conséquent d’un élément de définition identitaire, par exemple de construction de projets nationaux.

Ex. : En France, le français était utilisé par moins de 50% de la population au début du XIXe siècle. Sa généralisation fut un des moyens de la construction nationale.

Ex. : Dès sa création (1923), la Turquie a épuré sa langue de ses mots arabes ou persans pour renforcer son identité nationale. Quelques repères statistiques :

- Près de 6.000 langues dénombrées à la surface du globe …. Mais un tiers d'entre elles sont aujourd'hui parlées par moins de 1.000 personnes et donc menacées de disparition.

- Une centaine de langues servent à l'expression de 95% de la population mondiale, les 5 plus répandues sont parlées par la moitié de l'humanité.

- On observe une progression du plurilinguisme avec le développement des échanges, mais le nombre de langues véhiculaires tend à diminuer au profit de l'anglo-américain, expression de la "civilisation" dominante.

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La dimension religieuse

Dans le monde, on retrouve 4 groupes religieux dominants et une part grandissante d'agnostiques et d'athées.

La répartition spatiale de ces groupes se fait par grandes masses, par grands ensembles géographiques.

En effet, si l'adhésion religieuse est théoriquement une affaire personnelle, les diffusions des religions se sont faites de manière collective, en lien avec des événements politiques et/ou économiques.

Par exemple, l’expansion de l'Islam sur les rives sud de la Méditerranée en liaison avec la conquête arabe du VIIe siècle, la christianisation de l'Amérique dans le cadre de la colonisation européenne,… Cette répartition spatiale présente des contrastes marqués selon les groupes :

- Aire chrétienne très vaste (Europe, Amérique, Océanie, parties de l'Afrique centrale et australe, Philippines).

- Aire musulmane, plus regroupée (de l'Atlantique en Afrique jusqu'à l'Inde et l'Indonésie).

- Aire hindouiste limité à la péninsule indienne, à l'exception d'un foyer en Indonésie (Bali).

- Aire bouddhiste limitée à l'Extrême-Orient, avec extension récente mais modeste dans le monde occidental (moins de 1% des bouddhistes).

De plus, ces aires de répartitions peuvent présenter des divisions internes qui peuvent être importantes :

· 3 églises chrétiennes différemment organisées et concurrentes (catholicisme, protestantisme, église orthodoxe)

· Divisions précoces de l'Islam en plusieurs branches, qui divergent notamment sur la question de l'organisation du pouvoir (séparation ou pas entre pouvoir temporel et séculier)

Enfin, les religions sont également en évolution perpétuelles, ce qui se ressent sur leurs aires de répartitions.

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La délicate délimitation des aires de "civilisation"

Délimiter une civilisation est une tâche rendue ardue par différents facteurs :

· Les aires de "civilisation" varient selon les critères retenus.

Ex. : Une ou trois "civilisations" occidentales ("européenne", "anglo-saxonne", "latine").

· Cohabitation possible de plusieurs "civilisations" sur un même territoire.

Ex. : Indonésie – mondes malais, chinois et indien.

· Une "civilisation" peut se développer en des lieux discontinus.

Ex : la "civilisation" chinoise sous forme de communautés hors de Chine, dans toute l'Asie du Sud et même en Amérique du Nord, voire en Europe.

· Une "civilisation" peut être influencée par une autre, sans en adopter tous les traits

Ex. : Les Japonais à la fois influencés par les "civilisations" originaires de Chine et par les caractères da la "civilisation occidentale" (cf. révolution Meiji, 1868) sans devenir pour autant des Chinois ou des Occidentaux.

Pour délimiter les grandes aires de "civilisations", on s'appuie largement sur un fondement religieux, éventuellement complété par un critère linguistique.

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Le concept de "civilisation"

Un terme apparu en France au XVIIIe siècle pour distinguer un état supérieur de la société. On oppose ce qui est "civilisé" à ce qui est "barbare" (repose sur des institutions, se développe dans des

villes et s'appuie sur un degré +/- élevé d'éducation) Dans l’optique où le terme apparait, seule la société européenne (tout particulièrement la société française) est digne d'être une "civilisation".

Ainsi, la colonisation trouva une partie de sa justification dans la volonté de "civiliser" – par la domination militaire, politique et économique – des peuples jugés proches de l'état de "nature".

Par la suite, de nouvelles significations sont apparues :

- ensemble de caractères moraux, culturels, religieux, linguistiques et matériels communs à une société ou à un groupe de sociétés.

- produit de l'histoire dans la longue durée

Avec ces nouvelles significations, il est admis qu'il existe d'autres civilisations que la civilisation occidentale, qu'il n'y a pas d'hiérarchie entre civilisations.

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