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Différenciation des techniques agricoles

L’installation des cultures au néolithiques se fait d’abord sur des zones étroites, des espèces de jardins proches des habitations (défrichés et fertilisés par les déchets domestiques) et sur des terrains fraîchement alluvionnés par les crues des rivières. Lorsque les activités de culture et d'élevage prirent de l'ampleur, on assiste à une extension des zones cultivées aux formations boisées et herbeuses avoisinantes.

Les premiers agriculteurs disposaient soit de haches de pierre polie soit de bâtons fouisseurs. Les haches sont assez efficaces pour couper arbres et arbustes. Dès lors, les populations qui en disposent se sont répandues dans les régions boisées et développent les cultures sur abattis-brûlis. Les populations disposant de bâtons fouisseurs, peu efficaces pour défricher le tapis herbacé dense d'une prairie, d'une savane ou d'une steppe, ont développé surtout l'élevage (systèmes pastoraux)

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Comment expliquer que l’humanité se soit tournée vers l’agriculture vers 8.000 BC ?

Remarques préalables :

Cette transition sera « pénible » : par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les premiers agriculteurs avaient des journées de travail plus lourdes et étaient plus petits, moins bien nourris, souffraient de maladies plus graves et mouraient plus jeunes.

Ce fut une transition progressive (sur plusieurs centaines d’années). Longtemps, les techniques de chasse –cueillette et d’agriculture ont coexistées pendant longtemps.

La première forme d’agriculture est en effet une forme de cueillette perfectionnée (prélèvement et plantation de bouts de plantes en croissance) ou semis "accidentels" sur les lieux d'égrenage et de préparation culinaire (une graine tombe à l’endroit où on prépare à manger et quelques mois plus tard une plante pousse). On retrouve trois foyers de la Révolution néolithique : le Croissant fertile (vers 8.000 BC), le Mexique central (vers 7.000 BC) et la Chine du nord (vers 4.800 BC).

Ces foyers vont rayonner, ils vont s’étendre petit à petit.

C’est au sein de ceux-ci que l’agriculture va naitre et se diffuser.

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La Révolution néolithique : un tournant dans l’histoire de l’humanité

La Révolution néolithique se caractérise par le passage d’une économie fondée sur la chasse, la pêche et/ou la cueillette à une économie fondée sur l’agriculture et l’élevage. En résulte une forte augmentation de la production alimentaire par unité de surface (rendement) qui a pour effet de :

- Faire une forte poussée démographique.

- Former des premières concentrations significatives de population.

Moyen-Orient : densités de 1 hab/20 à 40 km² chez les chasseurs/cueilleurs ; de 2 à 5 hab/km² pour les premières formes d'agriculture pluviale.

- Mise en place des premiers contrastes du peuplement : économies pré-agricoles (densités < à 1 hab/km²) vs économies agricoles (densités > 1 hab/ km²).

En outre, la Révolution néolithique amène à la formation d'un surplus alimentaire qui permet une division du travail (chacun ne cultive plus pour soi uniquement), l’apparition des premiers établissements urbains (lieu de concentration des commerçants, artisans,… vivant sur le surplus) et des premières structures étatiques (la création de gouvernement est nécessaire pour le partage du surplus).

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Des espaces qui restent difficiles à maitriser

Malgré les progrès technologiques, ces marges de l’oekumène restent difficiles à coloniser tant la nature y est difficile à maitriser. Le cas de Fordlandia illustre parfaitement cette difficulté. Vers 1920, la majeure partie de la production mondiale de caoutchouc est contrôlée par les Britanniques (Malaisie, Ceylan). Henry Ford, fondateur de la marque du même nom, cherche à s’affranchir des plantations anglaises (éloignées de 20.000 km) pour la construction de ses pneus.

En 1927, il achète une concession de 25.000 km² en Amazonie (environ la surface de la Belgique) pour y cultiver des hévéas (arbre fournissant le caoutchouc).

Il y aménage une ville entière avec des centaines de pavillons, des écoles, des églises, des cinémas … et usines pour la fabrication des pneus.

Son projet tourna au désastre. Non seulement le sol était de qualité médiocre, les pluies insuffisantes et le terrain trop long à fertiliser (10km²/an), un champignon (« la rouille sudaméricaine ») vint détruire l’ensemble de ses plantations.

Ce champignon ne fait pas trop de dégat lorsque les hévéas poussent de manière naturelle dans la région puisque ceux-ci ont une densité assez faible et le champignon ne sait donc pas voyager. Dans les cultures, les arbres étant côte à côte, l’ensemble de la production est touchée. Ford fut donc contraint d’abandonner son projet, revendit ses terres au gouvernement et l’ensemble est maintenant laissé à l’abandon.

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