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Conclusion

Que retenir à titre principal ? ‐ Que le relativisme n’est pas un scepticisme ou un nihilisme. Donc attention face à un problème comme l’excision, un relativiste n’est pas totalement démuni, il peut essayer de démontrer par une critique interne à la culture en question que cette pratique est injustifiable.

‐ Qu’il y a un relativisme juridique qui est cependant limité par des éléments tels que la rigidité constitutionnelle ou l’idée d’ordre public en droit international privé. ‐ Que ce que reproche l’universaliste au relativiste c’est le type de critère que le relativiste juge pertinent pour déterminer la règle morale applicable.

Demandons nous, au regard des différentes catégories présentées ci avant, comment interpréter le proverbe suivant « Qui boit l’eau d’une terre étrangère doit en suivre les coutumes

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Tolérance, libéralisme, multiculturalisme

Concerne la relation entre relativisme et des concepts proches tel que la tolérance, le libéralisme politique ou le multiculturalisme.

Tolérance : une valeur relative à la question de savoir si nous devons laisser faire. Le relativisme porte sur la question des critères pertinents pour interpréter et juger un acte, alors que la tolérance a trait à la question de savoir si une fois jugé, cet acte doit être interdit ou non. Les deux termes se situent à des niveaux différents. L’on peut en effet juger un acte problématique moralement tout en ne l’interdisant pas au plan juridique, pour différentes raisons, telles que la contre productivité.

Exemples : la consommation de drogues ou le travail des enfants. Distributing prohibited Il faut par rapport à un acte donné distinguer 3 niveaux : ‐ relativisme interprétatif : comment interpréter la signification de l’acte ? ‐ relativisme évaluatif : comment évaluer l’acceptabilité morale de l’acte ? ‐ tolérance ou non : faut il interdire tel acte s’il est jugé moralement problématique. La tolérance présuppose donc un jugement négatif par rapport à un comportement sans que s’en suive une interdiction. L’articulation avec le relativisme est donc doublement problématique :

‐ En adoptant une position relativiste, on tente généralement de montrer que dans le système de référence pertinent selon le relativiste, le comportement concerné n’est pas moralement problématique contrairement à ce que l’on pourrait penser. Dans ce cas on sort en réalité du champ strict du concept de tolérance puisque le comportement ne serait plus problématique.

‐ D’autre part, le relativisme peut conduire à devoir accepter des systèmes de valeur qui sont eux mêmes intolérants.

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Liberté d’opinion et d’expression

Il ne faut pas confondre liberté de conscience (chacun pense ce qu’il veut) et relativisme moral (tout est relatif). On peut être un tenant de la liberté de conscience pour différentes raisons tout en étant un universaliste radical. On peut penser que le droit à se faire sa propre opinion doit être juridiquement protégé tout en n’estimant pas que toute opinion sera nécessairement juste. Le même raisonnement vaut pour la liberté d’expression même si il importe de définir aussi des limites à une telle liberté d’expression, ce qui n’est pas le cas pour la liberté de conscience.

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Le relativisme n’a pas le monopole de l’attention aux détails

La localisation spatiale ou temporelle nous donnent des indications sur les capacités matérielles et cognitives des personnes. Il est évident qu’en appliquant « à l’impossible nul n’est tenu » ce que les personnes sont capables de faire est crucial. Un universaliste n’est pas irréaliste au point d’avoir une vision grossière qui ne prenne pas en compte ce genre de facteurs. Néanmoins, cela ne le conduit pas à tomber dans le cas par cas.

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