Comparaison des deux modèles
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Pour les keynésiens, augmentation de M = augmentation de Y. Monétaristes : augmentation de M = inflation. Rappelons-nous que les monétaristes posent deux hypothèses.
Pour les keynésiens, augmentation de M = augmentation de Y. Monétaristes : augmentation de M = inflation. Rappelons-nous que les monétaristes posent deux hypothèses.
M émane de la Banque centrale, qui décide de son volume : l’offre de monnaie est inélastique par rapport au taux d’intérêt. Processus :
-Si M augmente, i diminue : augmentation des liquidités -> les agents dépensent leurs excédents de liquidités en obligations -> augmentation demande en obligations -> augmentation du cours -> diminution du taux d’intérêt -> augmentation de la demande de monnaie pour liquidité. Le taux d’intérêt peut être considéré comme le prix de la monnaie, il équilibre l’offre et la demande sur le marché monétaire.
-Si i diminue, la demande d’investissements augmente : plus i est faible, plus il y a de probabilité que l’investissement soit rentable -> plus d’entreprises voudront investir.
-Si la demande de I augmente, la demande globale de B&S augmente : les entreprises qui veulent investir achètent des biens intermédiaires -> nouveaux emplois -> augmentation de la demande de B&S plus importante que l’augmentation initiale de la demande en I (effet multiplicateur).
-Si la demande globale augmente, Y augmente et les prix ne bougent pas
On fait d’abord un choix entre consommer et épargner, puis on décide de comment on va placer son épargne ; on garde cependant une partie en monnaie pour précaution et spéculation.
On voit graphiquement que plus le taux d’intérêt est faible, moins les obligations4 rapportent et donc moins il vaut la peine de se priver de liquidité.
A partir d’un certain niveau du taux d’intérêt, une hausse supplémentaire du taux ne provoque plus une baisse de la demande de ML. Et inversement, en dessous d’un certain taux, une augmentation de la demande de monnaie ne se traduit plus par une baisse du taux (c’est la « trappe de liquidité », comme au Japon depuis 1997).
Au niveau de la demande de monnaie totale (Md), si on la représente en fonction du taux d’intérêt, une augmentation du revenu national se traduira par un déplacement vers la droite de la courbe de demande de monnaie.
Keynes : Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie : on peut détenir de la monnaie pour elle-même, elle est un actif à part entière. Elle est un actif liquide et on peut avoir besoin de monnaie immédiatement ->+ ML n’est pas nul et donc Md = MT + ML.
