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L’unionisme (1831-1847)

La Belgique reste menacée car beaucoup ne donnent pas cher de sa peau. Les forces politiques vont alors s’unir les premières années = l’unionisme. Ce n’est pas un parti ni une organisation, mais une formule politique qui consiste à gouverner en dehors et au dessus des partis -> les premières assemblées parlementaires décident qu’on est un élu de la nation avant d’être un élu de parti. Grâce à cette cohésion, on peut mettre en place les premiers éléments de l’Etat belge.

Le pays est menacé car il y a à l‘intérieur du pays des groupes qui ne sont toujours pas convaincus des bienfaits de l’indépendance. Parmi eux, on retrouve les orangistes (= partisans de Guillaume Ier, principalement des membres de la bourgeoisie, qui espèrent le retour des Hollandais) et les réunionistes (= partisans du rattachement de la Belgique à la France).

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Le pouvoir judiciaire

Souhait de la Constitution : faire une distinction stricte entre les 3 pouvoirs et leur donner des prérogatives bien déterminées. L’indépendance du pouvoir judiciaire est une des bases du nouvel Etat que l’on assure en veillant à ne pas pouvoir déplacer les magistrats au gré de l’une ou l’autre décision administrative. On va ainsi leur permettre d’exercer leurs fonctions jusqu’à leur décès. Problème : la justice est alors composée de vieilles personnes -> on impose aux juges la retraite à 70 ans.

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Le pouvoir exécutif

Il s’agit d’abord du roi, dont le pouvoir au XIXème s. est considérable. C’est ainsi que Léopold Ier va présider le Conseil des ministres. Il n’y aura d’ailleurs de 1er ministre qu’à partir de 1918. De plus, le roi choisit lui-même ses ministres (même s’il doit tenir compte du résultat des élections, il bénéficie toujours d’une marge de manoeuvre) ‡ actuellement, c’est encore le cas, en théorie, pour le pouvoir Distributing prohibited |

fédéral, mais en réalité, ce sont les chefs de partis qui décident ; le roi n’intervient en fait plus que pour choisir un formateur, qui devient souvent le 1er ministre. En théorie, le roi est obligé de sanctionner et promulguer les lois votées par les assemblées. Mais pendant longtemps, Léopold II a retardé la signature d’un certain nombre de lois. Le roi commande aussi les forces de terre et de mer -> il est le chef militaire : quand la Hollande attaque la Belgique en août 1831, Léopold Ier prend la tête de ses troupes. Cet élément posera problème lors de la 2ème Guerre Mondiale.

Enfin, le souverain est surtout le chef de la diplomatie : la politique internationale est décidée au palais, même s’il y a un ministre des affaires étrangères. Ceci est d’autant plus important que Léopold Ier est en liaison directe avec Victoria et d’autres trônes européens -> il est très bien informé et peut jouer un rôle essentiel dans la direction de la diplomatie. Notons aussi que la Belgique est neutre -> il n’y a pas d’ambassadeur belge à l’étranger (il y a cependant bien des personnes qui représentent la Belgique à l’étranger = ministres plénipotentiaires).

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Les modes de scrutin

a. Le collège électoral désigne son/ses élu/s

Le vote a lieu dans le chef-lieu de l’arrondissement administratif du collège électoral -> certaines personnes doivent parcourir de longues distances, mais comme le vote concerne des personnes aisées, ça ne posait pas de problème. En outre, le vote n’est pas obligatoire : comme le nombre d’électeurs est limité et que voter constitue un privilège, on ne voit pas d’intérêt à fixer l’obligation du vote. Cependant, comme le vote n’est pas obligatoire, et que se déplacer implique un/e certain/e engagement/volonté -> des candidats mettent en place des techniques (ex : offrir un repas) pour inciter les gens à se déplacer.

b. Le scrutin est uninominal

Dans beaucoup d’arrondissements, il n’y a qu’un seul élu. Pour être élu, il faut obtenir au 1er tour la majorité absolue des voix. Si tel n’est pas le cas, un 2ème tour est organisé, ce qui est rare car au XIXème s., le paysage politique est divisé entre catholiques et libéraux  un tour suffit à départager les 2 partis.

c. Le bulletin de vote

Jusqu’en 1877, il n’y a pas de bulletin de vote : voter = déposer un papier où on a écrit le nom du candidat de notre choix. Problème : un certains nombre d’électeurs sont des agriculteurs qui savent à peine lire et écrire  beaucoup viennent avec un papier sur lequel un « aimable » candidat (ex : le curé) a écrit son propre nom à l’insu de la personne. Les isoloirs n’existent pas non plus. Le vote se fait donc au vu et au su de tous  les fraudes sont nombreuses en quantité et qualité/diversité -> 1877 = introduction du bulletin de vote pré-imprimé remis dans le bureau de vote et rempli dans l’isoloir -> chute du nombre de fraudes et assainissement des moeurs politiques.

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