1895 : loi Schollaert
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Elle va plus loin en rétablissant l’enseignement obligatoire de la religion et en subventionne la concurrence des écoles libres à son propre (= celui de l’Etat) enseignement.
Elle va plus loin en rétablissant l’enseignement obligatoire de la religion et en subventionne la concurrence des écoles libres à son propre (= celui de l’Etat) enseignement.
Les catholiques reviennent au pouvoir -> ils suppriment le ministère des institutions publiques, rétablissent le cours de religion, et permettent de nouveau aux commune d’adopter une école primaire libre si elles le souhaitent.
La 1ère guerre scolaire s’étend de la loi Van Humbeek jusqu’en 1884-85. Le clergé va alors refuser de donner cours (même de religion) dans les écoles publiques. Il redouble d’énergie pour mettre en place un enseignement libre parallèle. Il effectue des pressions très dures sur les parents (menace d’excommunication et de ne pas donner les derniers sacrements aux parents qui enverraient leurs enfants dans des écoles publiques). De l’autre côté, les administrations communales libérales font elles aussi pression sur les parents (on met à la porte des fonctionnaires dont les enfants fréquentent une école catholique).
Cette guerre va devenir une préoccupation majeure du gouvernement, qui va révoquer des bourgmestres/directeurs d’école/clergé qui refusent d’appliquer la loi. Un pays divisé en 2 sociétés parallèles apparaît de plus en plus clairement. On assiste à la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.
Cette période est caractérisée par la croissance du réseau scolaire. Ce réseau, qu’il soit catholique ou officiel, l’Etat doit le soutenir il s’endette beaucoup lors des élections de 1884, la question scolaire est au coeur du débat, et l’argument des impôts trop élevés prélevés par l’Etat mobilisé par les catholiques.
En revenant au pouvoir, les libéraux posent un geste fort en créant un ministère de l’Instruction Publique chargé de l’enseignement = manière d’affirmer que l’enseignement est bien une matière qui dépend de l’Etat. Le ministre en charge, Van Humbeek, va, en 1879, s’attaquer à la loi Nothomb, en détruisant tout ce qu’elle avait mis en place précédemment : 1) elle supprime l’adoption (on ne peut plus décider du caractère catholique ou officiel de l’école primaire communal ; désormais, il faut une école officielle dans chaque commune), 2) les enseignements doivent être diplômés d’une école normale de l‘Etat (exit les religieuses non professionnelles), et 3) les cours de religion ne peuvent se donner qu’en dehors des heures de classe.Ces mesures vont être très mal reçues par le clergé. De plus, cette loi ne va pas passer facilement au Parlement (où il y a encore un certain nombre de catholiques) : il y eut un débat très vif et les votes furent très serrés.
