Les passivistes
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Les plus importants en nombre, ils considèrent qu’il faut mettre de côté la question linguistique afin de défendre la patrie menacée.
Les plus importants en nombre, ils considèrent qu’il faut mettre de côté la question linguistique afin de défendre la patrie menacée.
Elle constitue le moment le plus important pour le mouvement flamand.
Au début, la plupart des intellectuels et hommes politiques flamands se rendent compte que l’égalité des langues n’est pas respectée, que l’université flamande reste toujours dans l’ombre. Dans les années qui précèdent la Guerre, certains membres envisagent la solution d’une séparation administrative.
Ce mouvement composé d’intellectuels va se politiser. Le monde politique va en effet prendre en main les revendications linguistiques et les développer. Les premiers députés néerlandophones furent élus en 1863. Lorsqu’ils prêtèrent serment en néerlandais, il y eut une hilarité générale de la part des parlementaires francophones.
En 1846, le 1er recensement (= vaste enquête qui interroge la population sur toute une série de questions) professionnel moderne en Belgique organisé par Quételet montre que la population de langue flamande est majoritaire. Les Flamands prennent alors conscience de leur force, relayée par le parti catholique qui entend ainsi renforcer son pouvoir électoral. En 1893, on instaure le suffrage universel tempéré par le vote plural possibilité pour la population flamande majoritaire, parfois très pauvre, d’accéder au droit de vote et donc de peser sur la décision politique.
A la fin du XIXème s., le mouvement flamand veut renforcer le poids économique et politique des provinces flamandes. Pour cela, il faut former la future élite à l’université -> revendication essentielle de la fin du XIXème s. = avoir une université où l’on peut former des futurs diplômés en flamand. Mais jusqu’avant la 1ère Guerre Mondiale, le mouvement flamand ne remet pas en cause l’Etat, il demande juste une modification sur le plan linguistique/culturel/économique.
Au même moment, on assiste au développement du mouvement wallon. Il sera cependant beaucoup moins fort, il ne réussira pas à mobiliser les masses. Il s’attaquera principalement à l’hégémonie catholique en Flandre. En effet, à partir de la fin du XIXème s., les catholiques restent au pouvoir car ils raflent tous les sièges dans les provinces flamandes ; et même en 1912, lorsque les libéraux et les socialistes s’associent, ce cartel ne parvient pas à renverser les catholiques. C’est dans ce contexte que Jules Destrée écrivit sa célèbre lettre au Roi : « Sire, il n’y a pas de Belges. Il n’y a que des Wallons et des Flamands. »
Elle reconnaît qu’il y a une 2ème langue officielle en Belgique.
