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Réformes électorales

On établit dès 1919 le suffrage universel pur et simple (‡ vote plural de 1893) pour les hommes âgés de plus de 21 ans. Il était en effet difficilement imaginable que des personnes ayant risqué leur vie dans les tranchées n’ai droit qu’à une seule voix alors que ceux qui était restait en arrière s’en serait vus gratifier de plusieurs. Quelques femmes vont accéder au droit de vote aux élections communales et législatives. Qui sont-elles ? Les héroïnes de guerre, qui se sont distinguées par des actions particulières pendant le conflit, et les veuves de guerre, les épouses des soldats tombés au front, qui perdent cependant leur droit lorsqu’elle se remarie ( ce n’est pas la femme en tant que telle qui a le droit de vote).

En 1920, les femmes deviennent éligibles, même si elles ne sont pas en mesure de voter. Mais leur succès sera très limité (durant l’entre-deux-guerres, 6 femmes furent élues dans les 2 chambres). Elles obtiennent aussi le droit de vote aux élections communales. On considère en effet que ces élections sont moins importantes que les législatives et que ça ne risque donc pas de faire trop de dégâts. Les femmes entrent donc progressivement dans les conseils communaux, mais de manière limitée (elles ne représentent qu’1% des mandataires et les femmes ne votent pas nécessairement pour des femmes, ni pour des catholiques d’ailleurs) -> le paysage politique n’est fondamentalement pas modifié.

Paradoxe : on considère que les femmes ne sont pas capable de voter mais les publicités électorales s’orientent vers elles, considèrent qu’elles ont une capacité d’influence sur leur mari. L’apparentement provincial est un système qui complète la représentation proportionnelle car il utilise l’ensemble des voix récoltées par les partis au niveau provincial.

Enfin, on va désormais aligner le Sénat sur la Chambre des Représentants en ce qui concerne l’éligibilité : il ne faut plus payer de cens, la seule règle consistant à avoir au moins 40 ans. Par ailleurs, on ajoute des sénateurs cooptés qui représentent la partie civile et qui sont choisis par les sénateurs élus. La cooptation permet de faire entrer des personnes qui n’ont pas réussi à s’imposer dans le monde électoral, mais que l’on a envie de voir au Sénat.

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Gouvernements d’Union nationale

Dès le début de la 1ère Guerre Mondiale, on permet à un ministre socialiste et à 2 ministres libéraux d’entrer dans un gouvernement qui était resté pendant la guerre exclusivement catholique. On assiste donc à la cohésion de toutes les forces politiques. Le POB se voit ainsi offrir l’opportunité de devenir un véritable acteur politique.

L’union nationale va être maintenue car elle facilite la relance économique et car les gouvernements préfèrent avoir une composante socialiste. En effet, on a peur de ce qui est en train de se développer en Russie à la même époque : la révolution s’étend et fait régner un climat révolutionnaire général en Europe.

9 jours après la signature de l’armistice le 11 novembre 1918, le roi, en concertation avec les forces politiques belges de l’époque, décide à Loppem de maintenir un gouvernement d’Union national et d’entreprendre un vaste programme de réformes sociales.

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Croissance des effectifs syndicaux

Ceci s’explique par le lien fort qui unit le mouvement socialiste aux organisations syndicales. De plus, ceux-ci paient des indemnités à leurs membres -> ils sont désormais des contrepoids au monde des affaires et leur force permet de discuter avec les patrons « d’égal à égal » et de mettre en place un système de concertation sociale qui distingue la Belgique des autres pays industrialisés.

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