Menu

Instabilité gouvernementale

Afin de résorber la crise et de protéger les entreprises, les Etats vont organiser des barrières douanières et taxer fortement les produits étrangers. La Belgique est directement touchée de par sa politique économique majoritairement basée sur l’exportation. En 1932, le parti communiste profite des événements pour renforcer son influence sur la classe ouvrière. Les évènements renforcent également le discours de Degrelle.

Les gouvernements se succèdent très rapidement car aucun n’arrive à répondre réellement à la crise. 3 gouvernements sont ainsi formés au cours de 1932. Cette instabilité ne touche cependant pas les partis (les catholiques et les libéraux sont toujours au pouvoir) et on assiste à une véritable continuité des carrières ministérielle.

En savoir plus...

La crise

1929-1931 : une spéculation boursière effrénée entraîne un renversement brutal de la conjecture (13 millions de titres sont jetés sur le marché le 24 octobre - = le « jeudi noir » -, 16 millions le mardi suivant ; la valeur des actions diminue de 30% ; celles-ci ne parviennent plus à trouver preneurs et cela provoque de nombreuses faillites) -> c’est la grande dépression. Certains affirment que la crise est la conséquence du krach boursier de Wall Street à New-York. Mais les vraies raisons sont toutes autres : 1) la guerre a provoqué des déséquilibres économiques, 2) l’économie allemande ne se relève pas aussi vite qu’on ne l’avait espéré, 3) on observe une spéculation boursière effrénée ainsi qu’une bourse qui ne reflète plus la situation économique réelle et 4) les transferts de capitaux et les investissements internationaux sont désormais dominés par les USA, grands vainqueurs de la Guerre (-> une crise boursière américaine a des conséquences immédiates dans le monde entier).

Les gouvernements dépensent de moins en moins et réduisent les coûts ainsi que les indemnités offertes par l’Etat (on veut résorber le déficit des finances publiques). Mais la diminution des revenus entraînent une spirale déflatoire diminuant la consommation intérieure (-> augmentation du déficit public) et accroissant le chômage. Les grands secteurs basés sur l’exportation (= les industries métallurgiques, le textile, le verre, …) sont les plus durement touchés. On va alors connaître des situations identiques à celles du XIXème s. : des grèves nombreuses et parfois violentes reflètent l’exaspération et le désespoir d’une partie importante de la classe ouvrière. Les grès commencent dans le Borinage. Elles s’étendent dans le Hainaut et seront particulièrement violentes dans la région de Charleroi.

Le nombre d’affiliés aux syndicats chrétiens croît -> le POB perd le monopole de la représentation des intérêts ouvriers. Après sa défaite aux élections de 1929, le parti radicalise son programme dans un sens marxiste et anticlérical -> cassure avec les démocrates-chrétiens.

En savoir plus...

Abandon de la neutralité

On réalise que la neutralité belge n’a plus beaucoup de sens : avant perçue comme un moyen de maintenir la paix, elle s’est finalement révélée peu efficace face à l’invasion allemande -> la Belgique abandonne la neutralité et adhère à la SDN (objet : garantir collectivement la sécurité de ses membres). Il s’agit là du 1er engagement international officiel du pays (il sera suivi par d’autres alliances). Mais la SDN va se montrer incapable de résoudre les conflits internationaux, les USA n’étant pas membres.

Un accord de défense avec la France est conclu. Il est accompagné de clauses secrètes -> le côté flamand craint que ce ne soit une manière de renforcer les liens avec ce pays. Conséquence de cet accord : la Belgique doit occuper militairement la Ruhr avec la France.

L’abandon de la neutralité s’accompagne d’un renforcement de l’armée : allongement de la durée du service militaire, renforcement des défenses et rénovation du matériel militaire. Cette politique est soutenue par le roi Albert puis par Léopold III et le parti libéral (il détient le porte feuille du ministère de la Défense nationale).

En savoir plus...

Les dédommagements

Après la 1ère Guerre Mondiale, la Belgique est exsangue sur le plan économique et humain. Comme le pays avait connu une publicité internationale exceptionnelle, il va utiliser cette image de pays martyr pour réclamer des dédommagements : 1) lors du Traité de Versailles (1919), elle obtient un petit accroissement territorial à l’est du pays (Eupen et Malmedy), 2) la SDN lui octroie un mandat sur l’Urundi et le Rwanda en 1924 et 3) création de l’Union économique belgo-luxembourgeoise.

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Besoin d’avis?

Demandez maintenant un examen gratuit et sans engagement de votre site web.
Nous faisons un examen élaboré, et nous effectuons un rapport SEO avec des conseils
pour l’amélioration, la trouvabilité et la conversion de votre site web.

Audit SEO