La question linguistique
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En 1930, on observe la flamandisaton complète de l’université de Gand.
En 1932, on observe la création de la frontière linguistique suite à la décision de rendre l’administration centrale bilingue. Bruxelles aura désormais un statut bilingue et on accepte l’unilinguisme de la Flandre et de la
Wallonie. On décide que les communes voisines de la frontière disposeront d’un statut bilingue. Mais quelles sont ces communes ? -> réalisation de recensements (=relevé périodique de l’ensemble des éléments qui caractérisent la population) -> le statut linguistique des communes peut évoluer -> la frontière linguistique établie est souple.
Problème : ces communes deviennent bilingues suite au recensement mais elles sont généralement situées au nord de la frontière linguistique -> on parle d’une tâche d’huile pour souligner la progression du français en Flandre. On se met également d’accord sur un unilinguisme régional de l’enseignement primaire et secondaire, sauf à Bruxelles.
En 1935, on légifère sur l’emploi des langues en matière judiciaire.
En 1936, on crée des régiments unilingues à l’armée.
Ce train de lois linguistiques n’empêche pas les tensions d’augmenter. Le VNV, qui n’est pas le seul parti extrémiste à progresse, est non seulement nationaliste, mais aussi antiparlementaire et antibelge. Au niveau communal, une alliance va se former entre le KVV et le VNV. Du côté wallon, la poussée du mouvement flamand fait ressurgir le mouvement wallon et une aile francophone du parti catholique apparaît (PDSC) -> évolution vers la bipolarisation de la vie politique.
