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Les grèves d’hiver 1960-1961

= dernier grand mouvement social belge de la 2ème moitié du XIXème s. Il s’oppose aux mesures prises par le gouvernement libéral-social-chrétien qui, pour répondre à la dégradation des finances publiques, prend des dispositions dures sur le plan social avec la loi unique. Ces grèves sont marquées par la figue d’André Renard, métallurgiste liégeois qui va défendre une image de l’évolution de la Belgique en considérant que les difficultés que rencontrent les industries wallonnes sont en partie dues à la situation institutionnelle du pays (il est un des premiers à revendiquer une autonomie économique de la Wallonie -> jonction entre le mouvement syndical et les revendications fédéralistes).

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La question royale

Au lendemain de la Guerre, quand le gouvernement rentre au pays, le roi n’est pas là. Déporté par les Allemands, il ne sera libéré qu’en mai 1945. En attendant, les chambres vont désigner le frère du roi, le prince Charles, comme régent. Le Parlement décide que le retour du roi dépendra d’un vote des Chambre réunies. Dès ce moment, on voit clairement 2 blocs antagonistes se diviser sur la question royale : 1) les socialistes, les communistes et les libéraux francophones sont contre le retour de Léopold III (ils considèrent qu’il ne fut pas suffisamment actif pour soutenir la résistance pendant la Guerre, ils n’apprécient pas ce fameux testament politique par lequel le roi demandait à ses ministres de s’excuser pour les propos tenus à son égard au début du conflit, ils regrettent son mariage illégitime avec Liliane Baels et ils estiment que le souverain a montré un certain attrait pour les régimes autoritaires) et 2) le parti catholique qui prend dans sa quasi-totalité fait et cause pour le souverain. On trouve aussi des personnes qui ont collaboré ou n’ont pas participé à la résistance et qui justifient leur position par le fait que le roi lui-même ne s’est pas engagé.


Suite aux élections de 1949 et de 1950, le PSC obtient, pour la 1ère fois depuis le début de la 1ère Guerre Mondiale, une majorité absolue -> il organise une consultation populaire sur la question royale. Léopold III décide qu’il rentrera en Belgique s’il obtient au minimum 55 % des voix. Dans le cas contraire, il acceptera d’abdiquer. Résultats : Flandre : 72% pour, Wallonie : 58% contre et Bruxelles : 52% contre. Interprétations : Flandre (pour) vs Wallonie (contre), régions les plus agricoles (pour) vs régions les plus industrialisées (contre), cléricaux (pour) vs anticléricaux (contre), collaborateurs (pour) vs résistants (contre) -> la question royale illustre l’ensemble des divisions en Belgique.


Quand le roi rentre au pays en juillet 1950, des émeutes éclatent (les syndicats wallons menacent de bloquer leurs industries) -> on tire sur les manifestants -> dans la nuit du 31 juillet au 1er août, le roi décide de se retirer. 1 an plus tard, il abdique -> son fils Baudouin monte sur le trône.

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L’évolution des partis

L’activité politique a continué pendant la guerre : malgré l’arrêt du processus démocratique habituel, on a continué à discuter au sein des partis -> dès le lendemain de la Guerre, tous les partis sont quasiment prêts à se relancer dans l’arène électorale.


Dès août 1945, le parti catholique adopte le nom de PSC et abandonne sa structure en stands (-> on peut maintenant s’affilier directement au parti).

Le CVP reste un parti proche des idéaux catholiques mais il se dit déconfessionnalisé (= prendre ses distances vis-à-vis de l’Eglise) et intégrant la dimension sociale. Il tente de se constituer au centre du jeu politique du pays en regroupant des personnalités de droite et de gauche.

Le parti communiste se distingue pendant la Guerre en mettant toute sa force dans l’organisation de mouvement de résistance. Son image est alors tellement importante qu’il sort vainqueur de la Guerre et devient une force politique avec laquelle il faut compter.

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Les conseils d’entreprises

Ce sont des lieux de réunion dans lesquels la représentation des syndicats est assurée. Ils sont obligatoires dans chaque entreprise de plus de 50 travailleurs. On y discute des questions liées au fonctionnement de l’entreprise : l’organisation du travail (= le règlement), la gestion des oeuvres sociales, la gestion des difficultés économiques, … Encore une fois, c’est un élément visant à développer la concertation, à encourager patrons et syndicats à se parler avant de déclencher des grèves.


Tous les 4 ans, les travailleurs (même non affiliés à un syndicat) élisent leurs représentants dans ces conseils. Ces élections sociales sont plus démocratiques que les élections législatives traditionnelles car pour pouvoir y voter, il n’y a qu’une seule condition : être travailleur. Par ailleurs, comme les candidats se regroupent au sein des syndicats, les élections sociales permettent d’avoir une idée de la représentativité de ces syndicats, au nombre de 3 : 1) la FGTB (= organisation syndicale de socialiste née en 1945 qui regroupe les différents syndicats socialistes du système d’avant-guerre), 2) la CSC (= confédération des syndicats chrétiens) et 3) la CGSLB (= syndicat libéral minoritaire). Ces 3 organisations deviennent plus que jamais les porte-paroles officiels des travailleurs.

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