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Les lois linguistiques

La frontière linguistique avait été établie et en 1932 : la frontière s’assoupli, certaines communes pouvant devenir bilingues, à condition que 30% de la population parle un autre langue. Ce bilinguisme est lié au recensement (qui est une technique pour compter la population, et dans celle-ci apparait la question : quelle langue parlez-vous ?).

- Le recensement de 1947 : les résultats du recensement linguistique de 1947 montrent une nette progression du français dans toutes les communes de l’agglomération bruxelloise, de sa périphérie et de la frontière linguistique (40 communes). Ce recensement montre une augmentation des communes dans lesquelles il y a plus de 30% de la population parlant une autre langue. Donc celles-ci doivent devenir bilingues. Mais ces communes malgré qu’elles soient souvent sont fort flamandes, voient apparaître le bilinguisme. Et par la suite, trois communes s’intègreront à Bruxelles. Du côté Flamand on voit que le français gagne du terrain, (ceci explique ce qui se passe aujourd’hui). Donc en 1947, on hésite à dévoiler les résultats de ce recensement, ils seront communiqués que 7 ans plus tard.

En 1960, on décide de procéder à un nouveau recensement. Les grandes organisations culturelles flamandes, relayées par de nombreux conseils communaux, s’y opposent. À la demande des Flamands, le volet linguistique du recensement est supprimé en 1961 (on ne peut plus poser la question : « quelle langue parlez-vous ? »).

- La fixation définitive de la frontière linguistique : = conséquence de l’abandon du recensement ; la frontière linguistique est fixée définitivement en 1962. On accepte, dès lors, des « facilités ». 2 « corrections » sont apportées :

-> Comines et Mouscron (minorité flamande) : Flandre occidentale => Hainaut
-> Fourons : province de Liège => province du Limbourg

- L’emploi des langues à Bruxelles : réglementé en 1963. Les francophones installés dans les 6 communes flamandes de la périphérie bruxelloise obtiennent des facilités (enseignement). Du côté flamand, le but est de donner à ces francophones du temps pour s’intégrer mais du côté francophone on pense que cela permet de vivre normalement dans un environnement flamand, et ne pas faire d’efforts. On créé un arrondissement bilingue (Bruxelles - capitale) et un arrondissement unilingue (Halle - Vilvorde) mais ils ne sont pas scindés sur le plan électoral pour garder un certain poids flamand à Bruxelles. Pourquoi fait-on cela ? Afin de permettre aux francophones des communautés à facilité de voter pour des francophones car ce sont les mêmes listes que pour les personnes habitant à Bruxelles ; dès le départ les francophones disent que cela ne tient pas la route, mais la négociation reprend et on en conclut ainsi. Mais cet arrondissement électoral ne vaut QUE pour les élections fédérales. On a réduit les circonscriptions électorales, en Belgique, de 30 à 20 (en 93) et (2002) de 20 à 11, aujourd’hui cela correspond aux provinces. Donc si on scinde BHV, les francophones vont devoir voter pour des listes flamandes, c’est tout l’enjeu du débat actuel.

- L’emploi des langues dans l’administration et dans l’enseignement : réglé en 1963 : la Belgique est divisée en 4 régions linguistiques (française, néerlandaise, allemande, bilingue). Cette loi implique le bilinguisme de l’administration bruxelloise et la parité linguistique pour les hautes fonctions dans la capitale. Ces mesures sont mal acceptées par le personnel majoritairement francophone. Ce n’est donc pas un hasard si c’est à ce moment-là qu’apparaît le FDF. Les actes officiels et les règlements des entreprises situées en Flandre devront être rédigés en flamand.

- Liberté du père de famille : on oblige la population à mettre leurs enfants dans des écoles de leur propre langue, mais cela pose problème quant à la question de la vérification de la déclaration linguistique du père de famille. On estime que les gens devraient avoir le choix de mettre leurs enfants dans une école francophone ou flamande. La liberté du père de famille sera finalement réalisée en 1971.

- Représentation parlementaire : la forte croissance démographique de la population flamande nécessite un réaménagement de la représentation parlementaire. La Wallonie perd 4 sièges répartis entre Bruxelles (+1) et la Flandre (+3), en 1965. Comme les élus flamands dépassent ainsi de 2 unités les élus bruxellois (aussi des Flamands) et wallons réunis (= signifie que les flamands sont majoritaires au Parlement), les Wallons demandent des garanties qui leur seront accordées lors de la révision constitutionnelle de 1970.

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La question linguistique

A la libération, le patriotisme avait relégué les revendications flamandes au second plan. Elles réapparaissent petit à petit et les mouvements flamands n’ont toutefois plus le caractère anti-belge qui caractérisait les plus importants d’entre eux à la fin de l’entre-2-guerres ; ces questions linguistiques deviennent alors des questions communautaires. Mais le mouvement flamand ne remet pas en cause l’Etat il s’insère dans le cadre démocratique de la Belgique.


A partir du début des années 60, les tensions politiques ont souvent pour toile de fond les questions linguistiques et les problèmes économiques régionaux. Ces oppositions provoquent des divisions au sein des partis politiques traditionnels. Le mouvement flamand veut assurer son homogénéité linguistique.

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Remarque sur l’évolution de la vie politique

La place des femmes est de plus en plus grande et garantie. On tente en effet d’enrayer cette absence d’évolution de leur représentation dans les assemblées politiques.


On observe une volonté de plus en plus nette des partis de faire appel à des personnalités de la société civile. On tente de donner une autre image du monde politique, qui fait souvent l’objet de nombreuses critiques. Certains n’hésitent pas en effet à se demander s’il ne faut pas dépolitiser la société belge, en expliquant qu’un des problèmes de l’évolution actuelle du pays est cette emprise très forte des partis politiques.


Il y a eu une volonté de poursuivre l’élargissement du droit de vote. En 1981, on permet aux Belges de plus de 18 de voter. Une dizaine d’années plus tard, la Belgique sera obligée d’appliquer le traité de Maastricht attribuant le droit de vote aux ressortissants de l’UE. Les non européens ont eux la possibilité de voter aux élections communales.

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L’extrême droite

Elle ne va jamais réussir à s’imposer de manière durable du coté francophone. Par contre, du côté flamand, le Vlaams Belang réussira à s’imposer comme une des grandes forces politiques, avec toujours une volonté de la part des autres partis flamands de ne pas collaborer avec lui.

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