Menu

Godbout

s'intéresse aux dons au sein d'une famille. Il y a des situations qui tiennent la réciprocité à distance.

Dans les relations parents-enfants, cette aide égale n'est pas recherchée.

Cela résiderait plutôt dans une reconnaissance morale.

Ainsi, on peut aussi prendre l'exemple de la transmission d'un patrimoine entre générations ; ici, on voit plutôt apparaitre un principe de réciprocité différée : les parents lèguent aux enfants, qui lègueront à leurs enfants,... Godbout analyse que le don familial peut se poser comme « la non réciprocité constitue une norme et ne menace pas l'équilibre ».

Il y analyse aussi la « dette mutuelle positive » : des services que l'on se rend mutuellement et qui fait place à un endettement mutuel qui n'est pas oppressant.

On n'essaie pas de s'en acquitter, on n'est jamais quitte.

Néanmoins, la parenté n’est pas un lieu de gratuité et de désintéressement. Il faut simplement y nuancer les systèmes.

En savoir plus...

Bourdieu

attache néanmoins une importance à une double composante : celle du contre-don différent et différé.

L'action du temps témoigne d'une confiance et l'écart entre les formes du don signifie que ce n'est pas une similitude parfaite, et que l'on refoule l'idée d'un simple échange !

En savoir plus...

Penser le don après Mauss

La théorie de Mauss dégage une triple structure : « donner – recevoir – rendre » à partir d’un certain type d’échange. L’univers du don est cependant plus large.

En effet, on est soumis à une série de situations ou le don semble gratuit mais qu’en fait, il résulte de l’existence de conventions qui rendent la chose plus ou moins obligatoire.

Néanmoins, l’espace du don n’est pas aussi simple. Les cadeau de famille (à la noël par exemple) ne cherchent pas à avoir une réciprocité égale puisqu’il existe une asymétrie des positions. Ce ne sont pas des « dons purs ».

En savoir plus...

Le don de Mauss

« Essai sur le don » 1924 est un essai sur les « formes et raison de l’échange dans les sociétés primitives ».

Dans ce livre, il prend le contrepied de l’idée assez répandue sans le sens commun occidental, selon laquelle le don est essentiellement gratuit. En effet, dans beaucoup de société, le don est en fait un système d’échange ou un système de donnant-donnant.

Un don s’inscrit dans une chaine de prestations qui engage à une triple obligation : donner – recevoir – rendre. Il explique que quand un objet est reçu, il garde quelque chose du donateur.

Du coup, l’engagement du donateur opère une véritable circulation de biens et par la même occasion unit le donateur et le donataire car il y a une marque d’engagement personnel.

De même, recevoir quelque chose c'est en quelque sorte accepter quelque chose de l'essence spirituelle du donateur.

Mauss élaborera sa perspective à partir de ce qu'il appelle les « systèmes de prestation totales » ou « phénomènes sociaux totaux ».

Ceux-ci englobent toutes les institutions dans le système de don.

Mauss s’intéresse surtout à des prestations ou des dons agnostiques à travers lesquels se donne une lutte pour le prestige (exemple des chefs amérindiens de la côte nord ouest de l’Amérique du Nord : système de dons : potlatchs).

Il s'agit de faire connaître son statut et sa hiérarchie publiquement. Ex : dons funéraires au Bénin

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Besoin d’avis?

Demandez maintenant un examen gratuit et sans engagement de votre site web.
Nous faisons un examen élaboré, et nous effectuons un rapport SEO avec des conseils
pour l’amélioration, la trouvabilité et la conversion de votre site web.

Audit SEO