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La naissance du mouvement flamand

Les intellectuels vont tenter de recréer une langue commune, de créer une littérature en langue flamande, d’unifier l’orthographe et la grammaire. Les premiers intellectuels flamands ont pour objectif de créer une langue flamande. Le mouvement flamand n’est pas, à l’origine, un mouvement populaire, mais bien intellectuel. Il n’a pas d’influence majeure sur le monde politique. Dans un premier temps, les flamingants sont patriotes, et redoutent surtout une annexion à la France. L’Etat belge n’est pas la cible de leurs revendications.

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Seconde guerre scolaire (1950 – 1958) & le Pacte scolaire de 58’

L’accord intervenu après la Première Guerre mondiale sur le financement de l’école primaire (publique et libre) ne concernait pas l’enseignement moyen et secondaire. L’évolution de la société rend nécessaire l’amélioration du niveau d’instruction. C’est le dernier soubresaut de la guerre entre catholiques et anticléricaux.

a. 1950-1954

Profitant de sa majorité absolue, le P.S.C.- C.V.P. prend diverses mesures dont les principaux aspects sont : important soutient financier à l’enseignement libre

ouverture de l’enseignement officiel aux diplômés de l’enseignement libre

mise en place de commissions mixtes qui ont un pouvoir d’avis sur les programmes scolaires, la création d’écoles de l’Etat et la reconnaissance des écoles libres.  très critiqué par l’opposition laïque (socialiste et libérale).

b. 1954-1958

La victoire des partis laïques en 1954 permet au ministre socialiste du l’Instruction publique, Léo Collard de mener une politique

- de développement de l’enseignement officiel

- d’abandon des mesures fav. à l’enseignement libre

- des profs de l’enseignement officiel issus de l’enseign. libre sont renvoyés.

La loi Collard est la cause de la seconde guerre scolaire. Le monde catholique, appuyé par le clergé dénonce la politique du gouvernement. Un Comité national de Défense des Libertés démocratiques est mis sur pied et organise de vastes manifestations.

c. Le Pacte de 1958

Les élections de 1958 sont remportées par les catholiques mais ils n’obtiennent pas la majorité dans les deux Chambres et sont forcés de constituer un gouvernement minoritaire, aucun accord avec les partis laïques n’étant possible tant que la question scolaire n’est pas réglée.

On négocie donc un compromis : le Pacte Scolaire (1958). On reconnaît le droit aux subsides pour l’enseignement officiel (de l’Etat, des communes et provinces) et pour l’enseignement libre (catholique). Le chef de famille peut donc choisir l’école qu’il veut pour ses enfants. Ce pacte va favoriser la construction d’écoles des deux réseaux, et le respect du clivage entre catholiques et non catholiques. + Gratuité enseign. moyen et subsides écoles fct du nbr élèves. + Comm. nat. du Pacte sc.

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De 1848 à 1914

Dans la plupart des pays où il y a eu des relations difficiles entre Eglise et Etat, celles-ci se sont focalisées sur la question de l’enseignement. En Belgique, on avait créé, via la Constitution, diverses libertés (de religion, d’enseignement,…) mais on n’avait pas organisé de manière précise les relations entre l’Eglise et l’Etat. L’Eglise reste bien structurée et puissante. Elle va prendre en charge, dès l’indépendance de la Belgique, de nombreuses activités – notamment en matière d’enseignement. En assurant la formation des jeunes, elle renforce son poids sur la société. Il va donc y avoir un nombre important de conflits en conséquence.

a. La Loi Nothomb (1842)

- Toutes les communes doivent disposer d’une école primaire. Mais elles peuvent décider d’adopter une école libre : autrement dit, elles peuvent créer une école primaire (communale), ou consacrer une école libre, organisée par l’Eglise. Par conséquent, dans beaucoup de communes, surtout à majorité catholique, on va adopter l’école déjà existante, catholique. Dans les communes libérales, on créera des écoles primaires officielles.

- Le cours de religion est obligatoire – peu importe le réseau (officiel ou libre).

- Le clergé a un droit de regard sur les manuels, peu importe les écoles, et peut donc refuser ce qui lui semble non convenable.

- Aucun diplôme n’est requis pour enseigner : toutes les congrégations, tous leurs membres, peuvent enseigner, pour peu qu’ils en aient envie.

Les libéraux ont fait cette concession car ils ne voulaient pas de rupture de l’ordre unioniste encore en vogue à l’époque. Qui plus est, même dans les milieux libéraux, on continue à considérer que la religion est une bonne façon de garder le contrôle sur la société, et surtout les masses ouvrières.

b. Loi sur l’enseignement moyen (1850)

Les libéraux forment une majorité parlementaire et au gouvernement. Ils promulguent une loi beaucoup moins favorable à l’Eglise.

- On crée un véritable enseignement de l’Etat pour les secondaires : dix athénées et cinquante écoles moyennes dépendant de l’Etat. Notons néanmoins que ces écoles étaient surtout fréquentées par la bourgeoisie, les pauvres n’allant pas au-delà de l’enseignement primaire. L’idée de dégager l’enseignement secondaire de l’emprise catholique plaisait donc aux libéraux.

c. Loi Van Humbeek (1879)

Les catholiques reviennent au pouvoir en 1870. Ils restent au pouvoir jusqu’en 1878. Après cette parenthèse de pouvoir catholique, on crée un ministère de l’Instruction publique. C’est une pierre dans le jardin des catholiques, qui pensaient qu’il n’y avait aucun besoin d’intervention de l’Etat en matière d’enseignement. On montre alors que l’enseignement relève de l’Etat. En 1879, le nouveau ministre

Van Humbeek va promulguer une nouvelle loi, qui va beaucoup plus loin.

- L’adoption est supprimée : chaque commune doit posséder une école communale, officielle – même s’il existe déjà une école libre sur leur territoire.

- Les enseignants doivent être diplômés d’une Ecole Normale de l’Etat. On est dans une société où les savoirs évoluent, et, qui plus est, on veut exiger un certain niveau des enseignants, qui doivent passer par l’Etat.

- Les cours de religion ne peuvent se donner qu’en dehors des heures de classe. C’est une mesure très dure : les cours de religion ne sont donc plus obligatoires, ils sont extraits du programme.

Une aile plus radicale des libéraux voulait supprimer complètement l’enseignement de la religion à l’école. C’est cependant la tendance la plus conciliatrice qui va l’emporter.

- La Loi Van Humbeek est votée à la Chambre, où les libéraux disposent d’une solide majorité.

Au Sénat, leur majorité est moins solide. On amène un sénateur libéral très malade, quasiment mourant : le projet est adopté à une voix de majorité. Il mourra quelques jours plus tard – la presse catholique présentera cela comme une punition divine.

- Cela montre à quel point le débat était vif… c’est le début d’une guerre scolaire.

d. La guerre scolaire

- Le clergé lance des attaques contre la loi : il refuse de donner cours dans les écoles publiques.

- Les catholiques mettent en place un enseignement libre parallèle (à l’origine du réseau catholique qu’on connaît aujourd’hui). Cet enseignement libre aura beaucoup de succès, malgré les efforts du ministre.

- Des pressions très dures sont imposées aux parents de part et d’autre. L’Eglise refuse les sacrements aux parents qui mettent leurs enfants dans les écoles officielles. Les administrations communales libérales vont faire pression sur leurs membres pour qu’ils mettent leurs enfants dans les écoles officielles.

- Cette guerre scolaire est la préoccupation majeure du gouvernement de 1878 à 1884. Il est obligé de démettre des bourgmestres qui refusent d’appliquer la loi. Il prend des mesures contre le clergé. Qui plus est, il faut lever de nouveaux impôts pour financer l’enseignement officiel : la pression fiscale sur la population augmente (« Gros » impôts).

- On a donc un pays divisé en deux sociétés parallèles, sur un clivage philosophique.

- On rompt les relations diplomatiques avec le Vatican.

La guerre scolaire est un moment vital dans l’histoire de Belgique – et sera la source de la défaite des libéraux en 1884. e. Loi Jacobs (1884)

Les catholiques reviennent au pouvoir en 1884.

- On rétablit le cours de religion (mais facultatif) dans le programme des cours.

- On rétablit la possibilité, pour les communes, d’adopter une école libre.

f. Loi Schollaert (1895)

- On rétablit l’enseignement obligatoire de la religion.

- L’Etat doit subventionner les écoles libres qui respectent les programmes légaux.

g. L’obligation scolaire

Il y a un certain nombre de réflexions sur l’opportunité de l’obligation scolaire pour toute la population. Les libéraux (et socialistes) sont très favorables à une obligation pour les enfants d’aller à l’école. Cette question est liée à la réglementation du travail des enfants (qui ne travailleront plus pour aller à l’école).

Les plus conservateurs (libéraux comme catholiques) vont défendre la liberté du père de famille de choisir entre l’école et l’usine pour ses enfants, contre l’obligation scolaire.

En 1914, on vote l’obligation scolaire jusqu’à douze ans pour tous les enfants. L’Etat prend en charge le traitement de tous les instituteurs.

La Belgique est un des derniers pays d’Europe à imposer l’obligation scolaire.

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Un monde unifié et fragmenté à la fois

Au tournant du siècle la planète apparait à la fois unifiée et fragmentée. Unification et homogénéisation d’une part. Aux rapports de dominant à dominé, qui étaient la règle avant 1939, se sont peu à peu substituer des rapports théoriquement égalitaires, faisant tripler le nombre des acteurs étatiques en trente ans (naissance du Tiers Monde). Face aux pays les moins avancés, qui s’enfoncent dans le sous développement et la guerre civile, les nouveaux pays industrialisés (« quatre dragons »)ont fait une percée économique remarquée, interrompu par la crise née en 1997 en Thaïlande. Les Etats issus de l’Union soviétique, la Chine et l’Europe orientale veulent participer à la vie internationale. La fracture idéologique étant moins présente, le monde évolue donc vers un système homogène. Face à la multiplication des conflits, l’ONU est de plus en plus sollicitée, et pour des missions chaque fois plus complexe.

Mais ses capacités à désamorcer les conflits de l’après guerre froide doivent être réévalué à la baisse (échec au Cambodge, en Somalie, FORPRONU en Yougoslavie n’a pas su rester neutre). Quasi faillite financière de l’organisation, avec expansion de son rôle de paix et sa capacité limitée à gérer des opérations de plus en plus couteuse. Le recours à l’ONU est systématique : Irak, Cambodge, en Afrique, dans l’ex Yougoslavie, en Albanie (déploiement d’une force multinationale (avril-aout 1997). Au Timor Oriental où la guérilla fait rage contre Djakarta, souhaitant l’indépendance (référendum 1999), envoie d’une force multinationale (INTERFET). L’ONU envoie des casques bleus en Sierra Leone et des observateurs militaires en RDC. Parallèlement on assiste à une floraison de regroupement d’Etats (forum Asie Pacifique en novembre 1998...).

Outre la sphère politico-idéologique, la planète est plus homogène sur le plan économique : le monde est façonné par le capitalisme américain. L’Organisation mondiale du commerce (1er janvier 1995) succède au GATT et s’efforce de favoriser les échanges par la libéralisation et contribue ainsi à la mondialisation, à laquelle la Chine populaire apporte son poids démographique.

Explosion démographique, réseaux mondiaux de communication, problème d’environnement, gaspillage des ressources vitales, élimination des déchets, catastrophes naturelles ou technologiques (Tchernobyl en avril 1986, naufrage de l’Erika en décembre 1999) pèsent dans la vie quotidienne de chaque habitant de la planète, relativisent tous les antagonismes et ignorent les frontières (« vache folle en Europe », division sur la question du nucléaire). La communauté internationale s’efforce de s’organiser, avec des succès relatifs, en particulier pour réduire les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère tenues pour responsables du réchauffement de la terre (Conférence de Kyoto en décembre 1997, réduction de 5% des émissions de gaz a effet de serre d’ici à 2010/ aux émissions de 1990). Mais les promesses ne sont pas tenues et les Américains sont opposés. Dans le domaine spirituel le triomphe de Jean- Paul II exprime aussi l’émergence d’une société mondiale.

D’un côté le monde est plus uni, de l’autre il est plus fragmenté. On perçoit dans la recomposition du paysage mondial une tendance à la constitution de groupement régional. Le multilatéralisme, prôné et entrainé par le GATT, est battu en brèche par la création de blocsrégionaux, tentés de constituer des refuges et des parades à une mondialisation de l’économie : CEE, UMA (Union du Maghreb arabe), ASEAN, ALENA (1994 : USA, Mexique, Canada), MERCOSUR (1995 : Argentine, Paraguay, Uruguay, Brésil, 1996 : Chili et Bolivie), APEC (zone de coopération Asie Pacifique 21 membres). Les représentants des quinze pays membres de l’Union européenne et des 71 pays ACP signent à Cotonou (juin 2000) un accord destiné à prolonger la convention de Lomé. A Lomé (Togo), en juillet 2000, le sommet des chefs d’Etat africains adopte l’acte constitutif de l’Union africaine qui devrait, à terme, remplacer l’OUA. Des déclarations de guerre opposent les blocs les uns aux autres et des pulsions protectionnistes réapparaissent en raison de l’agressivité commerciale des producteurs asiatiques et, à l’intérieur de l’APEC, les pays d’Asie font prévaloir leurs intérêts face aux USA.

En outre l’ordre international est ébranlé par la fin de la guerre froide à laquelle succède un système déstructuré, instable.

Trois piliers en sont fragilisés: le modèle étatique, l’intangibilité des frontières, la non-ingérence. - Mise en cause par les phénomènes planétaires et par toute sorte d’atteintes (mafias, trafics, migration clandestines) le modèle étatique s’avère incapable de fonctionner dans un nombre de plus en plus grand de situations (Ex URSS, ex-Yougoslavie). La disparition de la dictature (et de la peur) ravive les vieilles haines et les plaies qu’on prétendait cicatrisés. Les institutions résistent mal aux diversités ethniques, linguistiques et religieuses en Inde, Turquie, Mexique, Canada. Risque d’éclatement en Indonésie.

Craquement séparatiste en Belgique et en Italie. Régionalisme en Espagne. Partout les flux transnationaux (marchandises et hommes, mais aussi marché financier, société de l’information, narcotique) remettent en question le rôle de l’Etat nation.

Beaucoup de pays sous développés connaissent une déliquescence des structures étatiques. Et même dans les pays développés, on assiste à un grignotage du principe de souveraineté, en raison de la pression de l’universalisme et des engagements internationaux. L’intangibilité des frontières. En Afrique, les frontières sont remises en cause, en Ethiopie, au Soudan, en Somalie. En Europe, où le statut quo territorial était une règle absolue de la vie internationale (Réunification allemande bien passée), voit ses frontières remises en cause par le réveil des nationalités, les exigences identitaires. L’implosion de l’Union soviétique, l’éclatement de la Yougoslavie, la séparation à l’amiable de la Tchécoslovaquie sont des évènements considérables, qui bouleversent la carte de l’Europe et l’achemine vers une balkanisation pleine de danger.

Face aux violences et aux risques d’implosion, un autre tabou est remis en cause : celui de la non ingérence dans les affaires internes des Etats. Par une résolution en 1991, le conseil de sécurité a admis l’existence d’un droit d’ingérence lorsque la violation des Droits de l’homme à l’intérieur d’un Etat constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales (Irak, Somalie, sous prétexte humanitaire). L’aide au développement est de plus en plus souvent subordonnée à une gestion saine et à une démocratisation. Evolution du droit des gens avec la création par l’ONU en 1993 du Tribunal pénal international de la Haye (TPI) pour juger des crimes de guerre commis dans l’ex-Yougoslavie (mai 1996). Elle devient permanente en 1998 et compétente pour juger des génocides, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et agressions. L’extradition de Milosevic (2001), pour être jugé par le Tribunal international de la Haye, est pour certain une avancée majeure. L’OTAN a recours à la force contre la Yougoslavie.

Dans ce monde nouveau de l’après guerre froide, la sécurité n’est pas moindre ; elle est fragilisée : réveil des nationalismes, exode des masses d’immigrants, multiplication des conflits intra-étatique, terrorisme, éventuel recours incontrôlé aux armes nucléaires. L’Utopie de paix perpétuelle qui semblait à portée de main au printemps 1990 a fait place aux incertitudes d’un ordre international instable et aléatoire (voir carte p 229).

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